10 Day Photo Challenge
Day 1 - Your Facebook profile photo.
Day 2 - A photo of yourself a year ago.
Day 3 - A photo of someone you love.
Day 4 - A photo that makes you happy.
Day 5 - A photo of you making a funny face.
Day 6 - A photo of a former crush.
Day 7 - A photo of you and your best friend.
Day 8 - Your most recent photo of you.
Day 9 - A photo of you have taken.
Day 10 - A photo that makes you laugh.
Confessions de la veille (Facebook en a eu l’exclusivité, honte à moi)
En vrac, parce que ma tête menace d’exploser, et que si elle le fait je romprais cette promesse que je tiens depuis janvier 2006 (celle de ne pas recommencer à me suicider pour de vrai, youpi) :
-
Talulla se fait euthanasier aujourd’hui/bientôt
-
J’ai un cœur d’artichaut plus artichaut que jamais
-
J’ai 3 mates potentiel-le-s (enfin, 2 si on réduit le champ des possibles)
-
Je ne conçois toujours pas comment/pourquoi je peux plaire (sans fausse modestie les enfants : on sait tou-te-s que je me déteste foncièrement au-delà des limites du raisonnable)
-
Lorsque j’autorise quelqu’un-e à m’effleurer, je fais la démarche consciente de corrompre mon intégrité physique
-
OUI, C’EST COMME ÇA, ET NON JE NE DONNERAIS PAS D’EXPLICATIONS. Ça peut être positif comme négatif, mais ça n’est jamais rien d’autre qu’une corruption de mon intégrité physique
-
Dans cette même optique, mes démarches de modifications corporelles ne sont là que pour me permettre de me réapproprier mon corps, et de retrouver une intégrité physique perdue
-
Mon corps a progressivement cessé de m’appartenir dès 10 ans, pour les diverses raisons qui suivent : mon père m’a frappée (x 2, dont la fois fully naked que même une psy a un jour comparé à un traumatisme comparable a un viol incestueux, miam), un pédophile (yay ça va devenir rigolo) m’a plus ou moins consciencieusement peloté fesses/nichons et autres parties +/- accessibles de mon anatomie, et ce de façon récurrente entre mes 10 et 15 ans (miam bis), et j’ai vécu environ 5 ans avec la conscience d’un garçon (oui, j’ai été un boy, et ceux à qui ça pose problème peuvent sortir de mon existence) tout en devant subir le trauma psychologique d’une puberté féminine (beurk, encore aujourd’hui je déteste tellement tellement tellement […] tellement mon corps) (j’ai pourtant tout à fait conscience d’être bien foutu-e, jusqu’à un certain point) (enfin, il paraît)
-
De façon non fortuite et complètement volontaire, j’ai corrompu mon intégrité physique en m’autorisant à coucher avec deux personnes, sans sentiments. Ce sont d’ailleurs les deux seules personnes avec qui j’ai couché (yay, Manon qui essaie de faire semblant de s’assumer étape 1.0), et vous savez pas la meilleure ? (enfin en fait, si : beaucoup sont déjà au courant) BAH C’ÉTAIENT DES MESSIEURS.
-
Du coup, j’ai jamais couché avec une fille (TIN TIN TIN)
-
Je ne tiendrais pas le compte de mes affections passées et/ou présentes (voire futures), il y en a beaucoup trop. Retenez juste que je tombe des escaliers beaucoup plus souvent qu’à mon tour, et ça finit trop souvent le cul par dessus tête. Les escaliers étant ici une métaphore de l’amour, HA HA. Mais de façon générale, je suis quand même beaucoup plus souvent dans les cages d’escaliers de personnes chromosomées XX (j’inclus donc les mâles non bio, puisque je ne parle ici que de CHROMOSOMES et donc pas de genre) (puisque par exemple, je pourrais faire un tour dans les escaliers d’une personne genderqueer chromosomée XX). J’ai cependant précisé que ça n’était qu’une généralité. Ça m’est déjà arrivé de visiter les escaliers de personnes XY, même si beaucoup plus rarement. Et si je ne me suis jamais promenée dans les marches de personnes intersexes, c’est aussi parce que je n’en connais pas ! Aucun-e ! Zéro ! Nenni !
-
Je me définis comme gouine, parce que je trouve que c’est l’étiquette qui me colle le moins pire, mais avec tout ce que je raconte vous concevrez de façon tout à fait naturelle qu’au fond je suis quand même pan-romantico-sexuel-le.
-
Je n’ai aucune idée de mon Q.I. précis, et je ne tiens pas à le savoir. Je me sais absurdoué-e, et je n’ai pas besoin d’un chiffre pour prouver quoi que ce soit. Pour les personnes un tant soit peu intéressé-e-s par mon mode de fonctionnement, je vous recommande Différence et souffrance de l’adulte surdoué, de Cécile Bost aux éditions Vuibert, pour la modique somme de 19,50€. Je ne fais pas de pub pour ma boîte, mais pour un livre qui aurait pu être ma biographie émotionnelle, à peu de choses près. C’est d’ailleurs à Cécile Bost que je dois ce terme d’absurdoué-e, qui me correspond moralement beaucoup mieux que surdoué-e.
-
Mes plus grands souhaits dans la vie sont : voir une aurore polaire (boréale ou australe, peu me chaut) et vieillir aux côtés de quelqu’un-e que j’aimerais et qui m’aimerait (je suis une personne très old school vieux jeu foireux dès lors qu’il s’agit de mes sentiments et de ma conception d’une relation) (unless proven otherwise, j’ai envie de dire : j’ai quand même bien trop peu d’expérience en la question pour énoncer un fait totalement figé, sachant qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’être dans les escaliers de plusieurs personnes en même temps) (les escaliers sont toujours une métaphore de l’amour).
-
Du coup, vous le constaterez, je ne rêve pas de beaucoup de choses.
-
Je me déteste de façon incommensurable, tant sur le plan physique, que sur les plans moral et intellectuel. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé, mais j’ai jamais vraiment réussi à bien m’aimer complètement. Je travaille toujours sur la question, mais faut pas vous attendre à ce que j’aie une fabuleuse confiance en moi ou une estime de moi très très élevée.
-
Pour cette raison, je suis toujours extrêmement dubitative dès lors que quelqu’un-e me fait comprendre que je peux lui plaire (à des degrés plus ou moins divers : ça peut aller du « regard morceau de viande » qui voudrait dire que je ne suis qu’un morceau de chair bon à tringler, jusqu’aux manifestations d’amour platonique parce que la personne à qui je plairais aurait les mêmes problèmes d’intégrité physique foireuse que moi)
-
Malgré tout je l’ai signalé, j’ai trois mates potentiel-le-s. Sous-entendu : durant ces deux derniers mois, trois personnes ont agité sous mon nez un panneau clignotant lumineux qui voulait dire (à divers degrés) : « Salut, tu me plais et j’ai envie de t’embrasser et de mieux te connaître et puis ça serait bien qu’on fasse un bout de chemin ensemble, partageons nos existences ! »
-
Bien entendu c’est très très flatteur.
-
Merci à vous pauvres fol-le-s qui croyez en moi. Du fond du cœur pour de vrai. Vous êtes fabuleu-ses-x et joli-e-s à en tomber le cul par terre (je le pense, sincèrement).
-
Malgré tout je reste terrifiée à l’idée de plaire (ça me semble tellement contre nature, haha), du coup je suis incapable de faire quoi que ce soit pour faire avancer ou reculer les choses.
-
Du coup, c’est un peu la règle du « premier-e arrivé-e, premier-e servi-e » qui s’applique. Sautez-moi dessus (de façon quasi littérale) au premier effleurement et vous obtiendrez à coup sûr ma main ! (subtile référence cachée à mes fiançailles rompues, haha)
-
Parce que oui, j’ai été fiancée (c’était une fille) (et euh VOILÀ, TSEUH !)
-
Dans un autre ordre d’idées des choses qui me rongent, mon BTS. C’est bête à dire, mais je crois que si je l’ai, je ne serais pas fière de moi. Pour des raisons qui ne regardent que moi, et mon éthique.
-
Sinon, je crois aussi qu’il faut que j’arrête de me voiler la face. La dépression a refait surface. Encore faut-il savoir pour combien de temps. Malgré tout, je sais qu’il est possible d’en sortir, alors je continuerai de me battre. J’avancerai pas forcément, mais j’aime mieux faire du surplace en me débattant vaguement, plutôt que de croiser les bras et attendre d’avoir touché le fond.
- Oh et puis sur une note positive : c’est pas parce que c’est une corruption de mon être que j’aime pas les câlins. J’adore les câlins. Faut juste que je sois prête mentalement, quand je dois en donner et/ou en recevoir un. Je n’en suis plus à ce stade foireux où tu risquais de te manger une mandale quand tu voulais me faire la bise !
Tout ça pour dire, ça va pas. Mais ça aurait pu être pire. Et au fond, l’exorcisme ça fait du bien, quand même. Maintenant, il faut que je fasse le deuil de mon Bébé Tuile. Dieu comme je l’aime, cet amour. Elle me manque… ._.
Donc, il y a une personne que j’aime bien, mais elle, est-ce qu’elle m’aime bien ?
Déjà, au début, je voulais écrire il y a une fille que j’aime bien, et puis après j’ai réfléchi, et pas respect pour ille, je me suis dit que non, finalement, valait mieux pas.
Bref.
Toujours est-il que la mousse se manifeste encore et toujours, envers et contre tout. Et que je commence à en avoir plus qu’assez.
J’ai connu tellement de déceptionsbéancesdéchiruresblessures à cause de cette ostie de mousse que j’ai fini par être épuisée d’aimer avant même de commencer.
J’en suis arrivée à cet improbable stade de mon existence où je n’aime plus aimer.
Je n’ai d’ailleurs presque même plus l’envie d’aimer.
Je finirais donc encore plus seule que seule. Je ne construirais pas quoi que ce soit avec qui que ce soit, je n’aurais personne à attendre le soir dans mon salon pendant que je regarde la musique (!), et je n’aurais personne contre qui me blottir le soir, pour me protéger de mes nuits terribles de cette terrifiante et obscure solitude.
J’aurais aimé me souvenir Marine autrement qu’en images, mais en sentiments aussi. Marine aura finalement été la seule personne que j’ai pu aimer sans trop m’éclater les viscères palpitantes partout par terre.
J’en ai assez d’étaler mes abats au grand-jour, à la lumière du tout-venant pour le monde et ses multitudes, que les gens s’amusent à jeter du sel dessus, et puis qu’après, on me demande de le remballer dans le coffre de ma poitrine (chest of my chest, TIN TIN TIN, petit pun de derrière les fagots).
Il faut que j’apprenne à ne plus faire confiance et à ne plus croire en l’humanité. Donc il faudrait que j’apprenne à ne plus être foncièrement anarchiste, en fait. MONDIEUMONDIEU.
Je songe de plus en plus à une vie monacale, et bordel de dieu, je suis on ne peut plus sérieuse.
Bref.
Tout ça pour dire : si tu me lis, saches que tu me fais penser à un petit oiseau posé sur une branchette, qui serait sur le point de lancer une trille au vent juste avant de se laisser emporter par un mini courant d’air chaud. Un peu comme un moi-gorge ou un rouge-neau, et aussi comme une cerise, puisque cœur de pigeon.
J’ai l’arborescence qui s’emballe (HA !), je te demande pardon.
Toujours est il que toi, tout petit bout de chose en chou, je crois que je t’aime bien un peu plus que peu.
Tu me pardonnes ? Vol-au-vent, mon cher soufflé, et ne t’embrêle pas de mes poils dans tes pattes. Tu trébucherais.




